• Belgique avril : de Liège à Bruxelles !

    Du 6 au 14 avril, de Liège à Bruxelles

  • Après l'Allemagne, la Belgique !

    Bienvenue sur la page qui va suivre, jour après jour, la marche des survivantes de la prostitution en Belgique. Du 6 au 14 avril, Rosen Hicher marche en Belgique, accompagnée par des survivantes québécoises, françaises et belges, pour sensibiliser à la réalité de la prostitution.

    Les 9 étapes

    Après l'Allemagne où Rosen Hicher et des survivantes françaises et allemandes ont marché 207 km, accompagnées par militantes et militants, accueillies par des associations puis ont rejoint le 3e congrès mondial contre l'exploitation sexuelle des femmes et des filles de CAP international, des survivantes prennent cette fois-ci la route en Belgique pour continuer la sensibilisation à l'esclavage sexuel.

    Organisée par l'association belge isala, soutenue par d'autres associations, la marche en Belgique a commencé le 6 avril et se poursuit jusqu'au dimanche 14 avril.

    Le lundi 15 avril, des rencontres avec des associations et des personnalités politiques auront lieu à Bruxelles.
    Cette page est destinée à conserver la trace de cette marche, jour après jour !

     

    Si vous souhaitez rejoindre la marche, seul·e ou en groupe, soutenir les survivantes sur leur trajet ou dans les actions de sensibilisation, contactez Pierrette Pape à isalaasbl@gmail.com / 04 86 39 17 17

     

    Jour 5 : Namur - Sambreville

    20km

    Aujourd'hui les marcheuses vont de Namur à Sambreville où les attendront des militantes et militants sur la grande place. Un évenement conférence doit y avoir lieu, à partir de 17h30

    Jour 4 : Andenne-Namur

    20 km

    "Je me nomme Lorraine Stella Marie Roy. J'ai 61 ans et survivante depuis déjà 20 ans. Jadis ma vie était sans but et sans voix, mon âme meurtrie. Voilà qu'à présent je peux partager un combat et mes convictions avec mes semblables. J'ai repris le goût de vivre et ce n'est plus de la survie, au moins quasi. Malgré les séquelles qui m'habitent, chaque jour je dis merci à l'univers et à mon Dieu d'amour. Mon corps est désormais affaibli par l'arthrose, mais je me suis poussée à marcher 10 kilomètres samedi, suivis de 20 kilomètres dimanche. Ce furent des moments de témoignages touchants avec mes soeurs que je vais garder dans mes souvenirs les plus précieux. Hier on s'est rendues au cimetière où repose une ancienne militante féministe abolitionniste, mairesse de Huy, sénatrice. On a posé des roses sur sa tombe et chanté 'L'Hymne des femmes'. Des larmes ont coulé, et je l'ai sentie près de nous".

    Jour 3 : Huy-Andenne

    12 km

    Troisième étape de la marche belge.
    Entre Huy et Andenne

    Hommage : 17 avril 2015
    Liège - Nathalie, 41 ans, prostituée, est retrouvée nue et étranglée, le visage recouvert d’un t-shirt. Son meurtrier, arrêté un mois plus tard, est un "client" âgé de 23 ans, sans antécédent judiciaire. Il a invoqué « une pulsion inexplicable ».

    Jour 2 : Seraing - Huy

    23 km

    Aujourd'hui, une étape de 23 km.
    A suivre sur la page Facebook de la marche en Belgique

    https://www.facebook.com/SurvivantesBelgique2019/

    A Huy, les marcheuses sont arrivée en "manif", et ont été accueillies par un comité de citoyennes et citoyens.
    Témoignage du jour :

    "Je m'appelle Manon Marie Jo Michaud et je suis une survivante du Québec. Je n'aime pas l'énergie qui règne en Belgique par rapport à la prostitution. Ça me semble pire qu' Amsterdam. Ici, la voix des survivantes abolitionnistes veut être tue. Parce que nous savons la réalité de l'industrie et la dénonçons. Nous dérangeons. Mais les vraies guerrières ne se tairont jamais. L'industrie du sexe est dégradante et humiliante pour toutes les femmes".

    Jour 1 : Liège - Seraing

    10 km

    "Je m'appelle Judith, du Québec, et je suis survivante de l'esclavage moderne qu'est la prostitution. Aujourd'hui j'ai marché de Liège à Seraing. J'ai vu le terrain sur lequel Seraing veut construire un soi-disant "eros-center". Messieurs de la commune, à part pouvoir vous saucer l'pinceau sans gêne ni pudeur, pourriez-vous m'expliquer le projet de société relié à votre centre ? Cessez de justifier l'injustifiable !"